Due diligence technique startup : checklist CTO externe (2026)
La checklist opérationnelle de due diligence technique pour startup avant levée de fonds : architecture, sécurité, dette et plan d’action en 30 jours.

Due diligence technique startup : checklist CTO externe (2026)
Quand un investisseur dit “on veut une due diligence technique”, beaucoup de startups traduisent ça par :
- “On va devoir nettoyer deux trois trucs dans le code”
- “On va préparer un Notion avec nos technos”
- “Ça devrait aller vite”
En pratique, c’est souvent le moment où les zones grises ressortent : dépendance à un seul dev, architecture pas documentée, sécurité bricolée, dette technique non chiffrée, roadmap pas réaliste.
Bonne nouvelle : ça se prépare. Et surtout, ça se prépare en mode business, pas en mode “puriste technique”.
Pourquoi ce sujet est ultra important en 2026
Le marché est plus exigeant :
- Les cycles de financement sont plus sélectifs
- Les investisseurs challengent la capacité à exécuter
- Les risques cyber et conformité sont devenus non négociables
Une due diligence ratée ne tue pas toujours une levée, mais elle peut :
- réduire la valo,
- rallonger les négos,
- imposer des clauses pénalisantes,
- casser la confiance dans l’équipe fondatrice.
Due diligence technique : ce que les investisseurs veulent vraiment
Ils ne cherchent pas un code “parfait”. Ils veulent savoir si le produit peut croître sans explosion de coûts, de risques ou de délais.
Leur grille mentale est simple :
- Est-ce que la stack est cohérente avec l’ambition ?
- Est-ce qu’il y a un risque de blocage humain ou technique ?
- Est-ce que la startup peut accélérer sans tout réécrire ?
- Est-ce qu’on voit une équipe qui maîtrise ses priorités ?
La checklist CTO externe (pragmatique)
Voici la version que j’utilise avec des startups pre-seed à série A.
1) Produit & architecture
- Cartographie claire du produit (front, back, data, intégrations)
- Schéma d’architecture à jour
- Règles de découpage (monolithe modulaire, services, etc.)
- Points de fragilité identifiés (single point of failure)
À livrer : 1 diagramme lisible + 1 page “choix d’architecture et compromis”.
2) Codebase & qualité
- Standards de code définis
- Pipeline CI/CD stable
- Couverture de tests sur le parcours critique
- Dette technique listée et priorisée
À livrer : backlog de dette avec impact business (pas juste “à refactor”).
3) Sécurité & conformité
- Gestion des secrets et accès
- Politique de backup + test de restauration
- Journalisation et traçabilité des actions sensibles
- Base RGPD minimale (données perso, consentement, suppression)
À livrer : registre des risques sécurité + plan de mitigation 90 jours.
4) Data & IA (si concerné)
- Qualité des données clés
- Traçabilité des transformations
- Gouvernance des modèles IA (coût, biais, supervision)
- Stratégie de fallback si service tiers indisponible
À livrer : matrice “dépendances externes / impact / plan B”.
5) Infra & coûts
- Monitoring applicatif et infra en place
- SLO/SLA réalistes selon stade startup
- Analyse des coûts cloud (où part l’argent)
- Plan de scaling en paliers
À livrer : projection coût infra à 3 scénarios (x2, x5, x10 trafic).
6) Équipe & exécution
- Rôles techniques clarifiés
- Documentation d’onboarding
- Bus factor évalué
- Rituel de delivery (roadmap, priorisation, arbitrages)
À livrer : plan de sécurisation de l’exécution (recrutement, mentoring, process).
Les 7 red flags qui font peur aux investisseurs
- “Seul le CTO historique comprend la prod”
- “On n’a jamais testé une restauration backup”
- “La roadmap est un mélange de souhaits et d’urgences”
- “Aucune visibilité sur les coûts cloud par feature”
- “Les incidents sont gérés dans Slack, sans post-mortem”
- “La conformité est repoussée après la levée”
- “Le code est rapide à shipper, mais impossible à maintenir”
Plan d’action 30 jours avant data room
Semaine 1 — Diagnostic express
- Audit flash architecture/code/infra
- Priorisation des risques majeurs
- Cadrage des quick wins
Semaine 2 — Stabilisation
- Sécurisation CI/CD et accès
- Mise à niveau monitoring et alertes
- Premiers correctifs de dette à fort ROI
Semaine 3 — Narratif investisseur
- Documentation claire des choix techniques
- Justification des compromis
- Mise en cohérence roadmap produit et roadmap tech
Semaine 4 — Préparation Q&A
- Simulations de questions d’investisseurs
- Consolidation des métriques clés
- Finalisation du plan 90 jours post-levée
Faut-il attendre la levée pour lancer la due diligence ?
Non. C’est l’inverse.
Les startups qui performent en due diligence sont celles qui la traitent comme un outil de pilotage et non comme un “examen surprise”.
Si vous préparez une levée dans les 6 à 12 prochains mois, le meilleur moment pour démarrer est maintenant.
En résumé
Une due diligence technique réussie, c’est :
- moins de friction pendant la levée,
- plus de crédibilité face aux investisseurs,
- une roadmap plus réaliste,
- et une exécution plus robuste après financement.
Si vous voulez, je peux vous aider à faire un pré-audit CTO externe en 10 jours avec livrables actionnables pour votre data room.
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